Communiqué suite à la rencontre des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des Services sociaux sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants.

COMMUNIQUÉ Lundi 14 février 2005 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Ottawa – La Commission nationale des parents francophones se réjouit du consensus établi entre les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des Services sociaux sur l’apprentissage et la garde de jeunes enfants. Réunis le 11 février à Vancouver pour discuter d’une vision nationale, les élus ont fait un pas de plus dans le processus menant à un investissement majeur dans les services de garde éducative au Canada. Les parties ont aussi convenu de se réunir de nouveau après le dépôt du prochain budget fédéral. « Il est important de connaître de façon précise la portée de l’engagement fédéral, souligne la présidente Ghislaine Pilon. Ce qui sera mis en place le sera pour longtemps, et il est important de ne pas sauter des étapes, même si les besoins sont pressants. L’investissement qui se prépare dans le développement de la petite enfance est aussi fondamental pour notre société que les systèmes d’éducation et de santé. On peut s’inspirer du virage en petite enfance qui s’est fait au Québec et au Manitoba.» Porteur du dossier national et interlocuteur du fédéral en matière de développement de la petite enfance francophone en milieu minoritaire, la Commission souscrit aux grands principes mis de l’avant par Ottawa et en reconnaît la convergence avec sa vision : un accès universel à des services abordables et de haute qualité au sein de structures gouvernées par les parents. Cette vision, qui a fait l’objet d’un consensus pan-canadien recueilli par la Commission en 2004, est assortie d’une stratégie visant la mise en place de centres de la petite enfance et de la famille rattachés à chacune des 400 écoles primaires en milieu minoritaire; ces centres seraient également reliés au régime francophone de santé primaire. « Les attentes de nos communautés sont très élevées, soutient la présidente de la Commission. A l’heure actuelle, moins de 10 % de nos jeunes enfants ont une place désignée en garderie. Il faut que ça change, selon Ghislaine Pilon : en ce moment, la moitié des enfants francophones s’assimilent avant même de commencer l’école ! On a des défis énormes au niveau de la qualité : sur le plan des programmes et des infrastructures, mais aussi de la valorisation des professionnels. Il n’est pas acceptable de payer les éducatrices au salaire minimum. » La Commission souhaite que le développement de systèmes d’apprentissage et de garde soit structuré selon le modèle de l’éducation française. On sait que les parents francophones ont obtenu la gestion des établissements de langue française en vertu de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés. « Si la gouverne de nos écoles est essentielle, ajoute la présidente, la gouverne des services de garde éducative l’est tout autant pour nous, étant donné l’importance d’intervenir tôt pour la continuité de la langue et la construction de l’identité culturelle. » La Commission reconnaît le consensus établi le 11 février à l’effet que « le nouveau financement fédéral envisagé viendra compléter les investissements provinciaux et territoriaux existants ». D’après la présidente Ghislaine Pilon, « les membres de la Commission et leurs partenaires sont munis de plans de développement et sont prêts à travailler avec leur gouvernement. » « Il y a diverses façons de procéder dans la mise en oeuvre de services pour les francophones dans les provinces et territoires, précise Ghislaine Pilon. Le financement peut transiter via des ententes bilatérales ou via une enveloppe à part pour l’ensemble de nos communautés. D’une façon ou d’une autre, on est positionnés sur le terrain pour travailler en collaboration avec les provinces et territoires. C’est le temps de mettre de l’eau au moulin.» La Commission est particulièrement satisfaite que « les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux s’engagent à rendre clairement compte à leurs citoyens, de façon à permettre à ces derniers de suivre les progrès faits par leurs gouvernements… ainsi que de meilleurs résultats pour leurs enfants ». La Commission participe activement à la collecte de données sur les services actuels ; elle fonde ses stratégies sur l’évidence reconnue et les pratiques exemplaires. Le mouvement des parents francophones a des attentes très élevées relatives à la mission que se sont donnée les élus. De conclure Ghislaine Pilon : « La Cour suprême a reconnu que le respect des minorités fait partie des principes non écrits de la Constitution canadienne. On s’attend ni plus ni moins à ce que les politiciens remplissent leurs obligations constitutionnelles envers la minorité linguistique francophone. » La CNPF a pour mission d’appuyer ses membres, les fédérations de parents francophones dans les provinces et territoires, dans la promotion d’un milieu familial, éducatif et communautaire favorisant le plein épanouissement des familles francophones, acadiennes et métisses du Canada.

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Contact : Murielle Gagné-Ouellette, directrice générale 613.288.0958 ou mgagneouellette@cnpf.ca.

Ce communiqué et la documentation complète du dossier du développement de la petite enfance francophone sont disponibles sous la section Salle de presse sur le site www.cnpf.ca.

 


 

PRESS RELEASE Monday, February 14, 2005 FOR IMMEDIATE DISTRIBUTION Ottawa – The Commission nationale des parents francophones (CNPF) is pleased that federal, provincial and territorial Social Services ministers have reached a consensus on early childhood care and education. Meeting in Vancouver on February 11 to discuss a national vision, elected officials moved forward in the process leading to a major investment in childcare across Canada. The parties also agreed to meet again after the next federal budget is tabled. “We need to know the full extent of the federal government’s commitment,” says Commission president Ghislaine Pilon. “This will be a long-term program and it is important not to skip any steps, even though there is a pressing need for action. Spending on childcare is as vital to our society as investment in the education and health systems. We can draw on the experiences of Quebec and Manitoba in the childcare field.” As the national childcare representative for Canada’s minority francophone communities, the CNPF supports the guiding principles put forth by Ottawa and notes they are consistent with the Commission’s own vision of universal access to affordable, high-quality service within the context of parent-governed structures. This vision, endorsed in a pan-Canadian consensus among CNPF members in 2004, is accompanied by a strategy aimed at setting up early-childhood and family centres in each of the country’s 400 minority francophone elementary schools. The centres would also be linked to the francophone primary health-care system. “Our communities’ expectations are very high,” adds Ms. Pilon. “Currently, fewer than 10 percent of our young children have an assigned daycare spot. That has to change because half of francophone children become assimilated before they even start school. We face enormous quality-related challenges, not only in programming and infrastructure but also in professional recognition. For example, it’s unacceptable that educators receive minimum wage.” The Commission hopes the development of early childhood care and education systems will be based on the francophone-education model. Francophone parents obtained governance of French-language institutions under Section 23 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms. “It’s vital that we govern our own schools, and the same holds true for early childhood education,” observes the Commission president. “We have to be able to act early to ensure the continuity of the French language and the construction of a cultural identity.” The Commission is encouraged by the consensus reached on February 11 to the effect that “any new federal financing will supplement existing provincial and territorial spending.” According to Ms. Pilon, “the Commission members and their partners have drawn up development plans and are ready to work with their governments. “There are various ways to implement services for francophones in the provinces and territories,” continues Ms. Pilon. “The funds can be channelled through bilateral agreements or contained in a separate envelope covering all our communities. Either way, we’re ready to work with the provinces and territories. It’s time to get on with the job.” The Commission is especially pleased that “the federal, provincial and territorial ministers are committed to providing the public with a clear accounting, so that citizens can monitor their government’s progress—and ensure better results for their children.” The CNPF actively gathers data on existing services, and bases its strategies on research and best practices. The francophone parents movement has very high expectations of this political initiative. Ghislaine Pilon concludes by saying, “The Supreme Court has ruled that respect for minorities is one of the unwritten principles of the Canadian Constitution. We fully expect the politicians to fulfil their constitutional obligations toward the francophone linguistic minority.” The mission of the CNPF is to support its members—the francophone parent federations in each province and territory—in promoting a home, educational and community environment that contributes to the flourishing of francophone, Acadian and Métis families across Canada.

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Contact: Murielle Gagné-Ouellette, Executive Director (613) 288-0958 or mgagneouellette@cnpf.ca.

This press release and full documentation concerning the development of francophone early childhood services are available in the Salle de presse section of the CNPF website at www.cnpf.ca.