Allocution de madame Madeleine Chevalier, présidente FNCSF
Il me fait plaisir en ce premier jour de notre congrès, de me joindre à vous et vous adresser quelques mots sur le thème de ce matin – un thème qui nous est particulièrement cher : celui de la petite enfance.
« L'avenir de nos enfants, c'est, dans les faits, l'avenir du Canada »
Cette déclaration, tirée du Discours du trône de février 2004, a une signification doublement critique pour la minorité linguistique francophone du Canada. Que l'on veuille conserver la dualité linguistique de l'identité canadienne, c'est une chose. Mais, en tant que francophones, la survie de notre langue et notre culture repose en bonne partie sur l'avenir des enfants d'ayants droit qui sont admissibles à nos écoles. Malheureusement, il y en a toujours trop qui ne se retrouvent pas dans nos écoles de langue française.
Lorsqu'on regarde le taux alarmant d'assimilation parmi les jeunes francophones et acadiens, il faut avouer que tout enfant qui se retrouve en milieu minoritaire francophone est forcément un enfant « à risque ». À moins de fournir un encadrement linguistique approprié aux enfants de nos jeunes familles d'ayants droit, surtout de couples exogames, de la naissance jusqu'à leur intégration complète à l'école de langue française, les statistiques nous démontrent que le risque d'assimilation parmi ces enfants demeure très élevé.
Mais comment est-ce qu'on peut freiner et renverser cette tendance à effet multiplicateur, sans un effort soutenu des parents, de la collectivité et des gouvernements?
Le même Discours du trône affirme que …« La science enseigne que les premières années de la vie peuvent donner forme à l'avenir d'un individu ou au contraire le freiner, et qu'une intervention précoce et efficace peut être durablement bénéfique. Dit plus simplement, c'est durant ces premières années que l'enfant a besoin d'être exposé de façon quotidienne et régulière à sa langue maternelle. Si la langue au foyer n'est pas le français ou si les services de gardes sont dans un contexte autre qu'en français, l'enfant n'apprendra pas à fonctionner dans cette langue.
Bien sûr, la première responsabilité revient aux parents. Mais ils n'ont pas toujours les moyens où l'accès aux services nécessaires et bien souvent, ils ne sont pas conscient des conséquences à long terme. Il revient donc à la collectivité de prendre une par des responsabilités et de trouver les moyens de venir en aide à ces familles.
Nos systèmes scolaires assument la responsabilité de voir au développement langagier et culturel des enfants dès leur admission à l'école, c'est-à-dire à l'âge d'environ quatre ans, là où nous pouvons offrir des programmes de maternelle. Malheureusement, pour plusieurs enfants, quatre ans c'est déjà trop tard, surtout en l'absence de services de garde et d'appui à la famille en français, dans certains milieux.
La Fédération nationale des conseils scolaires, pour sa part, entend voir à ce que le gouvernement fédéral garde la promesse du Plan d'action sur les langues officielles d'augmenter la population scolaire francophone parmi les enfants admissibles, en vertu de l'article 23 de la Charte, à 80% en 2008. En fait, l'étude des besoins que nous venons de terminer et qui fera l'objet de présentations en fin de semaine, fait état de la situation et reconnaît que les actions en petite enfance complètent nécessairement les besoins identifiés par les conseils scolaires.
Par ailleurs, la Fédération tient le rôle de présidence à la table sectorielle nationale en éducation, une table à laquelle siège aussi la CNPF. À cette table, nous reconnaissons la CNPF comme porteur national du dossier du développement de Centres de la petite enfance et de la famille et partageons sa vision d'un accès universel à des services de haute qualité en éducation à la petite enfance au sein de structures communautaires pour les familles francophones en milieu minoritaire. Nous participons d'ailleurs aux travaux que préside la Commission à la table sur la petite enfance.
La cohésion des réseaux au plan national est maintenant acquise. À preuve, nous sommes fiers d'annoncer que les partenaires en éducation ont décidé de mettre en priorité, auprès de nos bailleurs de fonds, le lancement d'une campagne de sensibilisation et de mise en valeur de l'éducation en langue française partout au pays.
Cette initiative s'inscrit dans notre propre stratégie globale de recrutement des enfants d'ayants droit et d'augmentation de nos effectifs scolaires. Cette initiative servira la cause de tous. Tant les centres de la petite enfance et de la famille partout en milieu minoritaire francophone ainsi que tous les partenaires jusqu'au post secondaire.
Nous appuyons la CNPF dans ses initiatives et voulons entretenir un partenariat avec elle à cet égard, un partenariat tout à fait naturel puisqu'en joignant nos efforts nous pourrons, non seulement agir avec une plus grande force de frappe auprès des instances politiques fédérales, provinciales et territoriales, nous allons pouvoir fournir à la petite enfance un encadrement quotidien et un continuum en français.
Par ailleurs, nos conseils scolaires sont disposés à jouer un rôle et à travailler de près avec les parents et les prestataires de services socio-communautaires et de santé afin d'assurer un appui aux jeunes familles et d'offrir, là où c'est possible, des programmes préscolaires et des services de garderie en français à l'intérieur même de nos écoles.
Comme vous l'avez constaté en consultant le programme de ce congrès, nous aurons l'occasion au cours de l'avant-midi et de la fin de semaine d'en apprendre davantage et d'en discuter ensemble. Je vous souhaite donc un bon congrès et de très bonnes délibérations à ce sujet.
« L'avenir de nos enfants, c'est, dans les faits, l'avenir du Canada »
Cette déclaration, tirée du Discours du trône de février 2004, a une signification doublement critique pour la minorité linguistique francophone du Canada. Que l'on veuille conserver la dualité linguistique de l'identité canadienne, c'est une chose. Mais, en tant que francophones, la survie de notre langue et notre culture repose en bonne partie sur l'avenir des enfants d'ayants droit qui sont admissibles à nos écoles. Malheureusement, il y en a toujours trop qui ne se retrouvent pas dans nos écoles de langue française.
Lorsqu'on regarde le taux alarmant d'assimilation parmi les jeunes francophones et acadiens, il faut avouer que tout enfant qui se retrouve en milieu minoritaire francophone est forcément un enfant « à risque ». À moins de fournir un encadrement linguistique approprié aux enfants de nos jeunes familles d'ayants droit, surtout de couples exogames, de la naissance jusqu'à leur intégration complète à l'école de langue française, les statistiques nous démontrent que le risque d'assimilation parmi ces enfants demeure très élevé.
Mais comment est-ce qu'on peut freiner et renverser cette tendance à effet multiplicateur, sans un effort soutenu des parents, de la collectivité et des gouvernements?
Le même Discours du trône affirme que …« La science enseigne que les premières années de la vie peuvent donner forme à l'avenir d'un individu ou au contraire le freiner, et qu'une intervention précoce et efficace peut être durablement bénéfique. Dit plus simplement, c'est durant ces premières années que l'enfant a besoin d'être exposé de façon quotidienne et régulière à sa langue maternelle. Si la langue au foyer n'est pas le français ou si les services de gardes sont dans un contexte autre qu'en français, l'enfant n'apprendra pas à fonctionner dans cette langue.
Bien sûr, la première responsabilité revient aux parents. Mais ils n'ont pas toujours les moyens où l'accès aux services nécessaires et bien souvent, ils ne sont pas conscient des conséquences à long terme. Il revient donc à la collectivité de prendre une par des responsabilités et de trouver les moyens de venir en aide à ces familles.
Nos systèmes scolaires assument la responsabilité de voir au développement langagier et culturel des enfants dès leur admission à l'école, c'est-à-dire à l'âge d'environ quatre ans, là où nous pouvons offrir des programmes de maternelle. Malheureusement, pour plusieurs enfants, quatre ans c'est déjà trop tard, surtout en l'absence de services de garde et d'appui à la famille en français, dans certains milieux.
La Fédération nationale des conseils scolaires, pour sa part, entend voir à ce que le gouvernement fédéral garde la promesse du Plan d'action sur les langues officielles d'augmenter la population scolaire francophone parmi les enfants admissibles, en vertu de l'article 23 de la Charte, à 80% en 2008. En fait, l'étude des besoins que nous venons de terminer et qui fera l'objet de présentations en fin de semaine, fait état de la situation et reconnaît que les actions en petite enfance complètent nécessairement les besoins identifiés par les conseils scolaires.
Par ailleurs, la Fédération tient le rôle de présidence à la table sectorielle nationale en éducation, une table à laquelle siège aussi la CNPF. À cette table, nous reconnaissons la CNPF comme porteur national du dossier du développement de Centres de la petite enfance et de la famille et partageons sa vision d'un accès universel à des services de haute qualité en éducation à la petite enfance au sein de structures communautaires pour les familles francophones en milieu minoritaire. Nous participons d'ailleurs aux travaux que préside la Commission à la table sur la petite enfance.
La cohésion des réseaux au plan national est maintenant acquise. À preuve, nous sommes fiers d'annoncer que les partenaires en éducation ont décidé de mettre en priorité, auprès de nos bailleurs de fonds, le lancement d'une campagne de sensibilisation et de mise en valeur de l'éducation en langue française partout au pays.
Cette initiative s'inscrit dans notre propre stratégie globale de recrutement des enfants d'ayants droit et d'augmentation de nos effectifs scolaires. Cette initiative servira la cause de tous. Tant les centres de la petite enfance et de la famille partout en milieu minoritaire francophone ainsi que tous les partenaires jusqu'au post secondaire.
Nous appuyons la CNPF dans ses initiatives et voulons entretenir un partenariat avec elle à cet égard, un partenariat tout à fait naturel puisqu'en joignant nos efforts nous pourrons, non seulement agir avec une plus grande force de frappe auprès des instances politiques fédérales, provinciales et territoriales, nous allons pouvoir fournir à la petite enfance un encadrement quotidien et un continuum en français.
Par ailleurs, nos conseils scolaires sont disposés à jouer un rôle et à travailler de près avec les parents et les prestataires de services socio-communautaires et de santé afin d'assurer un appui aux jeunes familles et d'offrir, là où c'est possible, des programmes préscolaires et des services de garderie en français à l'intérieur même de nos écoles.
Comme vous l'avez constaté en consultant le programme de ce congrès, nous aurons l'occasion au cours de l'avant-midi et de la fin de semaine d'en apprendre davantage et d'en discuter ensemble. Je vous souhaite donc un bon congrès et de très bonnes délibérations à ce sujet.







