Mot d'ouverture de Hubert Gauthier, président-directeur général de la SSF

Bonsoir à tous,

Saisir le moment, c’est reconnaître l’occasion propice pour passer à l’action et entreprendre des projets qui sont porteurs d’avenir. Je crois sincèrement que nous sommes à un de ces moments. Et durant la fin de semaine nous en aurons, j’en suis convaincu, une excellente manifestation.

Comme vient tout juste de le mentionner Ghislaine, nos deux organisations sont sur le point de former un partenariat. Des initiatives comme celles-ci démontrent à quel point les visions changent, combien nos pensées et nos actions évoluent.

En abaissant les barrières entre nos différents champs de compétences, nous nous donnons les moyens de saisir tous les moments déterminants de la vie de nos jeunes enfants. Des moments cruciaux pour leur développement, mais aussi pour notre avenir à tous.

En abaissant les barrières, nous nous ouvrons aussi aux autres. Et ce congrès, comme vous le constaterez, ses organisateurs l’ont voulu une véritable ouverture. Ouverture sur les courants d’idées les plus novateurs en ce qui a trait à la santé et au développement de nos petits enfants. Ouverture à l’expertise venue d’ailleurs. Vous entendrez des conférenciers de calibre international qui proviennent de partout au Canada et même de l’extérieur. Leurs propos vont peut-être bousculer certaines de vos croyances. Ils auront aussi, j’en suis sûr, une grande influence sur les discussions que vous aurez et sur la réflexion que chacun d’entre vous poursuivra bien au-delà de ce congrès.

Cette ouverture, que je constate de plus en plus, entre nous, entre nos communautés et sur le monde, me fait croire que nous développons une nouvelle vision de nous-mêmes. Nous prenons conscience que notre épanouissement collectif est lié à l’état de santé de nos gens. Et dans ce domaine, il nous reste encore des barrières à abattre.

Un citoyen en santé a toutes les chances de contribuer à sa communauté et d’ajouter de la valeur à la société toute entière. C’est un meilleur moyen. Mais pour cela, il doit avoir accès à la santé, dès son plus jeune âge. Nous savons tous à quel point ces premières années sont déterminantes pour son avenir.

Or, pour obtenir des services de qualité, ces jeunes enfants et leurs mères doivent établir une communication sans faille avec l’intervenant à qui ils ont affaire. Il est primordial que tous ces gens parlent la même langue. Sinon, il y a des examens qu’on n’ose pas demander, des diagnostics faussés ou incomplets, des traitements qu’on laisse tomber en cours de route.

Nous savons maintenant que plus de 50% des francophones n’ont pas ou peu accès à des services de santé en français. Ce manque criant a un effet direct sur leur état de santé. Un grand nombre de nos gens sont en moins bonne santé que nos concitoyens de la majorité anglophone.

C’est pourquoi le partenariat est si important. Pour renverser cette tendance, il faut mettre tous nos efforts en commun. Il faut développer des projets ambitieux et briser les barrières, comme la langue et la culture, qui empêchent nos enfants et leurs aînés d’accéder à la santé pleine et entière. C’est un grand défi, j’en conviens. Mais soyons confiants qu’en traçant la voie, nos enfants feront le reste.

Ce congrès, c’est bien plus qu’un congrès, c’est LE moment qu’il nous faut saisir. Profitons-en !