Le blogue des parents francophones

lundi 24 juin 2013

Se réseauter avec la communauté francophone, comment faire ?

Par Suzanne Dionne-Coster et Mariette Rainville

Selon l’Office québécois de la langue française (2003), le verbe «réseauter » signifie le fait de se constituer un réseau de relations personnelles et professionnelles, et de savoir en tirer profit.

Vous qui vivez dans un milieu francophone minoritaire, le réseautage avec la communauté francophone constitue pour vous, et pour les membres de votre famille, une richesse inestimable. 

À quoi peut vous servir le réseautage ?

  • Il permet d’établir un réseau de relations et de connaissances personnelles qui contribue, par le fait même, à réduire l’isolement.
  • Il sert à joindre des réseaux d’entraide existants et, selon vos besoins, en favoriser la création de nouveaux.
  • Il procure l’accès à des ressources en français et des programmes adaptés à vos besoins et à ceux de votre enfant.
  • Il favorise les échanges culturels.
  • Il favorise le partage d’expériences avec d’autres personnes ainsi que l’accès à des expertises de toutes sortes.
  • Il fournit des occasions d’exprimer vos opinions, vos idées et vos besoins.

Pensez à d’autres idées… 

Dans votre vie quotidienne, comment pouvez-vous, comme parent, établir des liens durables avec la communauté francophone ? Par exemple : 

  • En devenant membre d’un organisme francophone de votre choix. C’est souvent une bonne façon de recevoir le journal francophone à la maison ou de recevoir le bulletin d’information. C’est une bonne manière de s’informer de ce qui se passe dans la francophonie, de lire en français, de participer à des événements, d’être au courant des développements de la communauté, et autres…
  • En participant comme bénévole à un comité de parents (préscolaire ou scolaire).
  • En siégeant comme élu au sein du conseil d’administration d’un organisme communautaire.
  • En participant à différents cours et sessions d’information qui vous intéressent (par exemple, le yoga).
  • En inscrivant votre enfant à un programme sportif ou artistique (par exemple, la danse ou une chorale).
  • En participant à toutes sortes d’événements culturels pour le plaisir de célébrer en famille, entre amis et avec d’autres francophones et francophiles.
  • En participant à des conférences, des congrès, des colloques dans divers domaines de vie francophone (éducation, économique, arts et culture, santé, vie spirituelle, etc.)
  • En participant à des clubs de devoirs.
  • En participant à des programmes d’alphabétisation familiale ou de francisation.
  • En inscrivant votre enfant à des camps d’été ou à des échanges culturels.
  • En participant à des rencontres pour des couples exogames.
  • En faisant du théâtre, de la musique, de la danse ou de la chanson
  • En faisant partie de différents clubs (club d’entrepreneurs, de film, de lecture ou d’écriture) 

En francophonie, il existe une foule de possibilités de participer à des réseaux de toutes sortes. Il vous est possible de bénéficier de ces réseaux, de façon ponctuelle ou de façon continue. À vous de choisir ce qui vous convient le mieux. 

En somme, une chose est certaine ! Le fait de se réseauter nourrit les amitiés et les intérêts personnels. De plus, toutes formes de participation contribuent à la vitalité des communautés francophones et au développement durable. 

Quels sont les réseaux auxquels vous participez ou auriez-vous envie de participer ?…


Source : Parents.comme/nous - 26 octobre 2006 Numéro 17

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jeudi 20 juin 2013

Apprendre tout au long de la vie…

En milieu minoritaire francophone, l’acquisition des habiletés, des attitudes et des pratiques quotidiennes reliées à la langue et la culture françaises et de construction de l’identité font partie d’un processus d’apprentissage continu, dans le sens qu’il se poursuit tout au long de la vie. Ce texte présente des questionnements de parents qui font face aux réalités de leur quotidien et qui recherchent des pistes pour les aider dans leurs besoins et leurs désirs d’apprendre. 

Question 1 : Je me demande souvent si mon français est assez bon pour aider mon enfant dans l’apprentissage de sa langue française ? 

Réponse : Ce sentiment qui est présent chez un bon nombre de parents est appelé « l’insécurité linguistique ». Tout dépendant du contexte où elles se trouvent et de leurs expériences antérieures, certaines personnes éprouvent un sentiment de gêne et parfois même de la honte à s’exprimer en français. Peut-être parce que leur variété de français porte la marque du contact avec l’anglais ou parce que leur accent et expressions ne sont pas celles qui sont valorisées dans les milieux publics. Ce phénomène d’insécurité a fait l’objet de plusieurs recherches dans le domaine de l’éducation. La documentation à ce sujet en vient à la même conclusion. Il y a une multitude de variétés de français et elles sont aussi valables l’une que l’autre. Pour enrichir ses compétences ou se sentir plus à l’aise, il est nécessaire d’apprendre à communiquer en ajustant notre langage aux diverses situations de communication. Par exemple, on peut commencer dans des situations moins formelles comme à la maison, en lisant des histoires en français à votre enfant, en regardant un film en français et en parlant au téléphone en français. Dans un autre contexte, vous pouvez participer à une activité communautaire pour vous donner l’occasion de parler en français. Les rencontres informelles et plus amicales vous permettent d’être plus à l’aise. 

Question 2 : Mon enfant parle très peu le français et je désire l’inscrire à la maternelle francophone. Comment pourra-t-on répondre à ses besoins et aux miens par rapport à son accompagnement ? 

Réponse : Dans ce cas, l’enfant qui parle peu le français a besoin de mesures en francisation. La francisation est un processus qui vise l’acquisition et l’apprentissage du français chez l’enfant lors de son entrée à l’école. De façon générale, la francisation s’applique aussi à toutes les situations où l’on fait des efforts pour améliorer ses habiletés langagières, reconnaître ses anglicismes, maintenir, développer et enrichir son niveau de langue et son identité culturelle. Les mesures comprennent tout ce qui peut amener l’enfant et sa famille à s’approprier la culture française et tout ce qui contribue à l’intégration de la famille à la communauté francophone. Certaines écoles francophones ont des classes ou des groupements de francisation où l’enfant anglo-dominant bénéficie d’un accompagnement nécessaire à l’apprentissage du français. Graduellement, l’enfant est intégré aux groupes réguliers lorsqu’il a acquis un certain niveau de compétence en français. 

Ces mesures qui encadrent l’enfant au quotidien incluent également des stratégies qui sont présentées au parent dans l’accompagnement de leur enfant au quotidien.

Question 3 : J’ai délaissé le français depuis un bon nombre d’années et maintenant que mon enfant est né, je désire m’approprier de nouveau ma langue et ma culture françaises. Est-ce possible ? 

Réponse : Réapprendre une langue déjà apprise est toujours possible et il n’est jamais trop tard pour le faire. Ce processus se nomme la refrancisation. Par votre engagement personnel et grâce aux services en français présents dans votre communauté, vous avez toutes les possibilités de refranciser votre foyer. Dès la naissance de l’enfant, vous pouvez, par exemple, joindre d’autres parents dans un groupe de jeux ou devenir membre d’un centre de ressources familiales en français. Le groupe de jeux est un service de rencontres entre familles où parents et enfants font des activités en français. Le centre de ressources vous offre une gamme de ressources et de matériaux authentiques en français et vous procure de multiples occasions de rencontrer d’autres parents et de bénéficier d’activités et d’heures de plaisir. Dans votre engagement, recherchez les organismes francophones qui sauront vous orienter vers tout ce qui est à votre portée. 

Question 4 : À part les services préscolaires et l’école francophones, existe-t-il d’autres programmes auxquels je pourrais participer pour enrichir mon français et mieux comprendre mon contexte de vie en milieu minoritaire francophone ? 

Réponse : Vous pouvez certainement vous inscrire à des cours en français qui sont offerts dans votre communauté. Ces cours s’adressent à un parent qui désire enrichir ses compétences et aussi à un parent dont la langue première n’est pas le français. En expliquant vos besoins, les personnes responsables sauront bien vous diriger vers le meilleur choix de cours pour vous.

Vous pouvez également vous inscrire à un programme d’alphabétisation familiale qui est dispensé, la plupart du temps par un organisme communautaire francophone. Par définition, l’alphabétisation familiale est une démarche qui vise à aider l’adulte à mieux comprendre sa vie en tant que francophone en milieu minoritaire. Le parent est conscientisé à l’importance de poser les gestes qui amélioreront ses conditions de vie et celles de son enfant. Il est accompagné dans son rôle de premier éducateur de son enfant tout en lui montrant comment il peut réfléchir et agir sur son environnement. Un programme d’alphabétisation familiale vous permet d’améliorer non seulement vos capacités à vous exprimer en français, mais aussi vos compétences en lecture, en écriture et en calcul, tout en tenant compte de votre rôle de parent. Ce genre de programme composé d’activités variées favorise votre intégration à la communauté francophone et à celle de votre famille, tout en vous offrant la possibilité de contribuer activement au développement de votre communauté.

En conclusion, « apprendre » est une activité continue qui se poursuit tout au long de notre vie. C’est une notion qui s’applique au quotidien et qui se transpose dans toutes les dimensions de notre vie. Il appartient à chacun de s’engager et d’y trouver plaisir à le faire…


Source : Parents.comme/nous - 26 octobre 2006 Numéro 17

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lundi 17 juin 2013

La sensibilisation à l'éducation française, ça commence tôt!

Par Marie-Claude Laroche, enseignante au secondaire et Richard Vaillancourt, directeur du développement de la petite enfance à la CNPF

Partout au Canada, les communautés francophones en milieu minoritaire tentent de trouver LA SOLUTION permettant d’augmenter le nombre de jeunes dans les écoles françaises. L’ingéniosité de nos moyens est rudement mise à l’épreuve. On s’organise, on essaie, on se questionne, on évalue, on recommence, tout ça dans l’espoir que ça fonctionne. Règle générale, les nombres sont croissants dans nos écoles mais l’écart entre la situation actuelle et le potentiel nous incite à retourner à la table de travail pour envisager d’autres plans. C’est ce potentiel qui nous échappe qui nous motive à sans cesse continuer.

De plus en plus, on réalise l’importance de commencer tôt à sensibiliser les parents. On se rend compte que nos actions pourraient avoir une plus grande portée si nous étions là pour parler aux couples francophones et exogames dès la naissance de l’enfant. Certes qu’il est important de sensibiliser le parent francophone à son droit de pouvoir éduquer son enfant dans sa langue première partout au Canada; droit conféré par l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés. Mais outre la question du droit, on doit se préoccuper surtout du choix que fera le parent d’exercer ou non ce droit. Pour le parent, la notion de droit peut paraître très abstraite, trop souvent incomprise et reléguée au second rang. Aux yeux du parent, ce qui importe c’est le bien-être de son enfant. Pour prendre une décision éclairée, il doit avoir toutes les informations en main. C’est là que se trouve le défi. 

Bon nombre de raisons, d’expériences et de vécus poussent le parent à faireou non le choix de l’éducation française pour l’enfant. On s’entend toutefois que si on veut avoir un impact auprès des parents, si on veut les convaincre des retombées pour l’enfant de l’éducation française sur le plan de la langue, de l’identité et de la culture, il faut que ça commence d’abord à la maison. Vivre en français est plus qu’un choix purement scolaire, on doit pouvoir le vivre dans tous les aspects de notre vie et ce, à différents degrés selon la composition de la famille. Le milieu scolaire devient alors l’extension du foyer.

Mais que se passe-t-il de 0 à 5 ans? Et si tout avait été décidé dans la tête des parents avant même l’entrée à l’école. Comment ferait-on alors pour les intégrer à la communauté francophone? Comment ferait-on pour les identifier afin de pouvoir leur parler? Comment ferait-on pour préparer l’enfant à son entrée à l’école française? On réalise maintenant l’importance d’investir dans les services à la petite enfance et à la famille. La recherche est claire, les enfants ont une plus grande capacité d’apprentissage avant l’âge de 3 ans. Il faut bénéficier de cette période en assurant toute la gamme de services en français de la naissance jusqu’à l’entrée à l’école. Ces services favoriseront le développement de l’enfant et seront la porte d’entrée pour les familles à la communauté francophone.

Évidemment, nous pouvons certainement avoir un impact déterminant auprès des parents dans les premières années de la vie de l’enfant, mais poussons davantage la réflexion; que se passe-t-il avant même la naissance de l’enfant? Pourrions-nous avoir un impact encore plus significatif auprès des parents avant même l’arrivée du nouveau-né? Si oui, comment le faire? Comment identifier ces futurs parents? Comment les rejoindre le plus tôt possible?

Est-ce que l’une des clés serait aussi notre capacité à pouvoir parler d’abord à nos jeunes adultes, ces jeunes du secondaire qui deviendront les parents de demain? Ces jeunes que nous côtoyons quotidiennement dans nos écoles de langue française. 

Nos écoles secondaires sont remplies de futurs parents qui auront aussi, à leur tour un jour, des choix à faire pour leur enfant. Est-ce que l’on a tendance à prendre pour acquis que puisqu’ils fréquentent actuellement l’école française, ces jeunes choisiront à leur tour l’éducation française pour leur enfant?

Il faut profiter de cette occasion que nous avons de parler avec nos jeunes. Nous avons certainement une responsabilité de les faire réfléchir sur leur avenir, sur qui ils sont, sur ce qu’ils vont devenir. Il est essentiel pour ces jeunes de connaître les motivations qui ont poussé leurs parents à les faire cheminer en éducation française, à comprendre les luttes historiques, à poser un regard sur comment ils vivent leur francophonie aujourd’hui et comment se verront-ils demain.

Pour avoir fait l’exercice en salle de classe avec ces jeunes, on peut observer qu’ils sont très fiers d’être francophones mais qu’ils ne réalisent pas toujours, qu’une fois l’école secondaire terminée, qu’une fois qu’ils voleront de leurs propres ailes, ils seront les premiers et seuls responsables de leur vie en français.

On doit leur parler des différentes dynamiques familiales sur les plans langagier, culturel et identitaire. Est-ce qu’ils fréquenteront un conjoint ou une conjointe francophone, anglophone ou autre? Comment ça se passera au foyer? Quels seront les choix du couple en fonction de la langue et de la culture? Comment seront-ils préparés à leur tour aux choix à faire pour l’enfant?

Dans le fond, pour sensibiliser les parents et avoir le plus grand impact possible auprès de la clientèle scolaire, on se rend compte qu’il faut faire preuve d’une cohérence collective. On doit stratégiquement cibler nos résultats, articuler nos actions et organiser nos moyens en conséquence. On doit sortir des sentiers battus, être créatif, voire même ingénieux dans nos façons de faire et de dire les choses aux parents. Une vaste stratégie de marketing socio communautaire pourrait certainement être une solution. Les communications ne sont plus les mêmes, les messages ne sont plus reçus de la même façon. Il faut pouvoir ajuster nos approches et livrer un message adapté aux parents de demain.


Source : Parents.comme/nous - 26 octobre 2006 Numéro 17

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vendredi 14 juin 2013

La variété, c'est « tiguidou » !

Par Suzanne Dionne-Coster et Mariette Rainville

Comme dans toutes les langues, le français n’existe pas dans une forme unique. Vous avez probablement rencontré dans votre vie des francophones qui ont un accent qui diffère du vôtre et qui utilisent des expressions que vous ne connaissez pas. Ces personnes sont peut-être natives d’un autre pays que le Canada ou proviennent d’une autre province ou d’une autre région que la vôtre. Ce qui est intéressant, c’est que la langue est vivante ! Elle prend la couleur de notre environnement, de nos expériences et de nos interactions avec les autres. Toute cette variété linguistique est une richesse pour la francophonie ! 

Voici des exemples d’expressions que certains francophones utilisent :

  • laver la « place » = laver le plancher
  • être badlucké = être malchanceux
  • barrouette = brouette ou encore une voiture très usée.
  • tire-toi une bûche = prend un siège.
  • couvarte = couverture.
  • se dégrayer = ôter nos vêtements quand nous revenons de dehors.
  • flo = enfant.
  • Il fait frette = il fait froid.
  • y aller à planche = à fond, à toute allure
  • c'est tiguidou = c'est super

Il y a des mots en français qui ont des significations différentes d’une région à l’autre, et des mots qui ont une signification spéciale pour certaines familles. Dans le passé, on entendait souvent parler du bon et du mauvais français, comme s’il y avait des expressions et des façons de dire qui étaient supérieures à d’autres. Cela a eu pour effet de marginaliser certaines personnes et même de les inciter à délaisser leur langue maternelle. Aujourd’hui, lorsqu’il est question de langue, on parle plutôt de variétés de français qui sont appropriées selon certains contextes : par exemple, nous pouvons parler le « chiac » ou le « joual » avec nos amis et un français plus standard à l’école.

Connaissez-vous d’autres expressions colorées issues de votre région, de votre famille? Partagez-les avec les autres francophones.

Pourquoi apprendre le français standard ? 

Le français standard n’est pas supérieur aux autres variétés linguistiques, mais il nous permet de communiquer efficacement avec un plus grand nombre de francophones, et dans une multitude de situations. Aussi, le français parlé à caractère plus standard est souvent la langue retrouvée dans les écrits. Apprendre à parler un français plus standard contribue donc dans un même temps à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture en français.

Vous sentez-vous inquiet lorsque vous parlez français ? Pourquoi ?

Compte tenu le nombre limité d’occasions quotidiennes de parler français en milieu francophone minoritaire, il est facilement concevable que vous ressentiez une certaine insécurité face au français. Notre compétence dans une langue est directement proportionnelle au temps que nous lui accordons. Alors, pour améliorer votre français :

  • Pouvez-vous identifier des façons d’augmenter la présence du français dans votre quotidien ?
  • Lesquelles ?
  • Que pouvez-vous faire dès aujourd’hui ?
  • Que comptez-vous faire à long terme ?

Cette démarche que vous entreprenez vis-à-vis l’apprentissage du français aura des répercussions positives non seulement sur vous, mais aussi sur votre enfant, et peut-être même sur toute votre famille !

Saviez-vous que…

  • Nous utilisons les termes registres de langue, langues vernaculaires ou variations linguistiques pour parler des variations d’une même langue.
  • Dans le passé, en raison de l’isolement, les communautés ont développé leur propre façon de parler le français. 
  • Il n’y pas un registre qui est meilleur qu’un autre, mais plutôt des registres qui sont plus efficaces dans certains contextes ; par exemple, le français standard est le français valorisé à l’école. 
  • L’insécurité que l’on peut ressentir vis-à-vis son registre de langue vient souvent du fait que ce registre n’a pas été valorisé ou a été dévalorisé à l’école ou dans les lieux publics. Nous sommes portés à croire que ce n’est pas une «  bonne » langue, au lieu de voir à quel point notre registre de langue est le témoin de la richesse de notre vécu et de celui de nos ancêtres.
  • L’insécurité vis-à-vis notre registre de langue peut jouer un rôle d’assimilation à la langue anglaise, la honte pouvant mener à l’abandon de sa langue maternelle. Il est donc important de comprendre et d’accepter d’abord pourquoi on parle comme on parle pour ensuite décider ce que l’on veut pour son futur, et pour le futur de son enfant, et de ce qu’il faut faire pour y arriver.

Source : Parents.comme/nous - 28 septembre 2006 Numéro 16

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