Le blogue des parents francophones

lundi 20 mai 2013

Les services à la petite enfance: un enfant se raconte...

Par Suzanne Dionne Coster et Mariette Rainville

Aller à la garderie, à la prématernelle, au centre de ressources ou participer à un groupe de jeux avec papa ou maman - tous ces services en français me procurent de grands bienfaits…

  • C’est pour moi, un nouveau milieu de vie en français. Je découvre le monde qui m’entoure et j’élargis mon univers. Je me sens moins isolé. 
  • J’apprends à m’amuser en français: je joue, je bricole, je chante, je danse, je ris, je dessine, j’explore, je découvre de belles histoires et de nouveaux jeux de toutes sortes.
  • Je rencontre de nouveaux amis francophones.
  • Je découvre que je ne suis pas seul à parler le français ou qui a besoin d’apprendre le français. 
  • J’apprends à être attentif et curieux.
  • J’apprends à réfléchir, à suivre des consignes et à partager avec les autres.
  • Je m’interroge à propos des événements faisant partie de mon univers et je m’ouvre sur le monde qui m’entoure.
  • J’apprends à me raconter, à exprimer mes besoins, mes sentiments, mes idées. 
  • Je découvre ma culture francophone et d’autres cultures et j’apprends à les apprécier et à les aimer. 
  • J’enrichis mon français et je construis mon identité et mon appartenance culturelle. 
  • Je deviens de plus en plus fier de ma langue, de ma culture, de mon identité et cela me sécurise et me rend heureux de savoir que j’appartiens aussi à une grande famille qui s’appelle ma communauté.
  • J’apprends à penser et à résoudre des problèmes de toutes sortes.
  • Je développe les bases de mon langage et les divers aspects de ma personne. 
  • Je me prépare à mon entrée à la maternelle et à l’école francophone et cela me donne de la confiance.

Mme Suzanne Dionne Coster à plus de 17 ans d’expérience dans le domaine de l’éducation: expérience d’enseignement aux niveaux préscolaire, élémentaire et intermédiaire (arts plastiques, développement humain, géographie), secondaires (arts plastiques) et universitaire (enseignement de l’art, pédagogie pour l’immersion); expérience comme conceptrice de programmes (ministères de l’Éducation du N.-B. et de l’Alberta -  programmes de maternelle et d’arts plastiques; Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français –Manuel de formation).

Mme Mariette Rainville à plus de seize (16) années d’expérience en développement communautaire en milieu minoritaire francophone. Plus spécifiquement dans les secteurs de l’éducation et formation (préscolaire, scolaire et postsecondaire), de la santé et des services sociaux, de l’intégration communautaire, de l’alphabétisation familiale et du développement des ressources humaines. Ces années d’expérience englobent la gestion des bénévoles et du personnel, la gestion des finances et la gestion et la livraison de ressources, programmes et services communautaires.


Source : Parents.comme/nous - Le 28 avril 2005 Numéro 2

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jeudi 18 avril 2013

Nos plus belles valeurs : Le partage

Par Marie Charbonniaud

Partager, remercier, pardonner : nos plus belles valeurs s’apprennent dès la petite enfance, souvent en toute inconscience ! Pourtant, chacune reste un défi pour les tout-petits. Que peut-on attendre d’eux, à quel âge ? Comment leur inculquer ces belles valeurs ? Voici quelques clés.

Chaque année, peu avant Noël, Marie-Josée Lagacé et ses fils passent à la loupe la réserve de jouets familiale. «Nous mettons de côté tous les jouets avec lesquels ils ne jouent plus, nous faisons des petits sacs, puis nous les apportons aux organismes de charité. C’est toujours un moment à la fois difficile et heureux !», raconte la jeune maman montréalaise. Pas facile, en effet, pour Adam et Jacob, trois et cinq ans, de se défaire de leurs vieux jouets. Mais sitôt la porte franchie, on les oublie !

À partir de quand?

«L’enfant est capable de générosité à partir du moment où il est capable de produire un dessin ou quelque chose, et de l’offrir à quelqu’un. Il ne comprend pas encore le concept de partage, mais il comprend qu’il fait plaisir à quelqu’un en lui donnant ce qu’il a fabriqué», explique Monique Laprise, psychoéducatrice et enseignante en techniques d’éducation à l’enfance. Jusqu’à environ quatre ans, un enfant a l’impression que tout lui appartient, sauf si on lui dit le contraire. Les jouets sont une prolongation de lui et partager, c’est se séparer d’une partie de soi… Voilà pourquoi la grande majorité des conflits entre les tout-petits sont des conflits de possession. En grandissant, ils apprennent à devenir prêteurs pour créer et maintenir des liens positifs avec leurs amis. Certains comprennent le principe à trois ans, d’autres plus tard. L’important, c’est de pratiquer et de souligner les succès !

Comment l’y aider?

Lui faire fabriquer quelque chose à offrir, en échange de ce qu’il reçoit. «Vous lui donnez ainsi du pouvoir, dans la mesure de ses capacités. C’est beaucoup plus intéressant que de lui faire offrir quelque chose acheté avec la carte en plastique de maman! », fait remarquer Monique Laprise.

À partir de quatre ans et jusqu’à sept ans, vous pouvez aussi lui demander de choisir un de ses jouets, de bien l’emballer et de l’offrir. Vous pouvez lui dire : «Le Père Noël n’a pas le temps de tout fabriquer pour tous les enfants du monde entier... Donc, c’est comme ça qu’il fait : quand des enfants ne jouent plus avec certains jouets, il va les porter à d’autres !»

Que faire quand il refuse de prêter ses jouets, à la garderie ou au parc ?

Établir des règles simples de partage. Vous pouvez lui expliquer : «Tu peux prendre un jouet uniquement quand il est libre. S’il n’est pas libre, demande à l’ami qui le tient s’il peut te le prêter, avec un “s’il te plaît”. S’il dit oui, tu peux lui dire merci et lui prêter un de tes jouets en retour. S’il dit non, tu dois choisir un autre jouet libre !»

Renforcer la valeur du partage, plutôt que de faire la police. «Trop souvent, nous intervenons en forçant notre enfant à partager ses jouets immédiatement, sitôt qu’un autre enfant lui demande», remarque Monique Laprise. «Mieux vaut dire : “Tu peux jouer avec, tant que tu en as envie. Mais quand tu auras terminé, veux-tu aller le porter toi-même à ton ami qui voudrait l’avoir ?” Ensuite, faire remarquer à votre enfant combien son copain est content : Regarde comme tu lui as fait plaisir ! C’est toi qui as fait ça, quand tu es allé porter le jouet.”» Au lieu de se suppléer à sa volonté, vous encouragez ainsi le partage.

Montrer l’exemple quotidiennement. «Cela ramène le partage à un niveau que les enfants sont capables de saisir», poursuit Monique Laprise. Par exemple, faites-lui remarquer ce que vous faites quand vous partagez une pomme avec lui ou quand vous prêtez la tondeuse à un voisin. Dites-lui : «Tu vois, je lui prête, puis il va me la rendre après. »



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jeudi 14 mars 2013

Le développement physique du jeune enfant

Par Suzanne Dionne-Coster et Mariette Rainville

Testez vos connaissances à propos du développement physique du jeune enfant. Une erreur s’est glissée. Pouvez-vous la trouver ? 

Salut, je m’appelle Amélie et j’ai 3 ans: 

1. Je commence à pouvoir former des cercles.

2. C’est difficile, mais je peux aussi me tenir debout en équilibre sur un pied, juste pour un petit moment.

3. Je suis capable d’attraper une balle. 

Mon nom est Liam et j’ai 4 ans et demi: 

4. Ma maman me félicite car je peux m’habiller sans l’aide de personne.

5. Je peux descendre un long escalier sans appui, en alternant les pieds.

6. Je me promène facilement sur un tricycle.

7. Je peux enfiler des perles sur une ficelle.

8. J’aime créer des modelages avec de la pâte.

9. Je suis capable de faire un casse-tête simple comprenant quelques gros morceaux.

10. Je peux tracer ou dessiner de grands cercles, des carrés ou des triangles.

11. Je suis habile pour manipuler de grosses craies, de gros crayons et de gros pinceaux.

 

Réponse = # 2

Cette habileté physique est habituellement associée à un enfant âgé entre 4 et 5 ans.


Source : Parents.comme/nous - Le 24 novembre 2005 Numéro 7

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jeudi 21 février 2013

Le développement intellectuel du jeune enfant

Par Suzanne Dionne-Coster et Mariette Rainville

Testez vos connaissances à propos du développement intellectuel du jeune enfant. Une erreur s’est glissée. Pouvez-vous la trouver ?

Je m’appelle Micheline et j’ai 4 ans:

1. J’apprends par le jeu.

2. Je commence à pouvoir planifier et anticiper, mais le plus souvent, j’agis et je pense dans le présent.

3. Je fais souvent preuve de logique.

4. Je commence à être capable de classifier des objets ; par exemple, je sais que les pommes et les bananes sont des fruits.

5. Je développe des notions d’espace (ex. en haut, en bas).

6. J’augmente ma capacité de concentration et j’apprends à réorienter mon attention lorsque c’est nécessaire.

  

Réponse = # 3

À 4 ans, les enfants arrivent souvent à des conclusions illogiques, car ils ont tendance à ne percevoir qu’un seul aspect d’une situation au détriment des autres.


Source : Parents.comme/nous - Le 21 avril 2006 Numéro 13

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