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Le blogue des parents francophones
lundi 15 avril 2013
Par Marie Charbonniaud
«Une nouvelle maman ne devrait avoir que trois choses à faire : allaiter, manger, dormir!», se plaît à répéter Josée Poulin dans ses cours prénataux. Le mieux est de tout prévoir avant, pour avoir à faire le minimum ensuite.
Le plus important? Remplir son congélateur de bons petits plats et garnir les placards d’aliments nutritifs et rapides à préparer. «Faites passer le message : les seuls visiteurs autorisés à voir le bébé seront ceux qui apporteront à manger!», conseille l’infirmière avec le sourire, mais non sans sérieux. Ensuite, faire un ménage impeccable de la maison et organiser parfaitement la chambre de bébé pour que tout le monde puisse trouver facilement couches, débarbouillettes, suce, crème, vêtement, etc.
Dominique et Frédéric ont misé sur la générosité des cordons bleus de la famille. «J’ai une grand-mère qui aime beaucoup cuisiner et qui s’est déjà proposée pour venir m’aider », précise-t-elle. Du côté d’Estelle, des petits extras agréables ont été prévus. «J’ai fait le plein de bons livres, pour ne pas à avoir à sortir en acheter», confie-t-elle.
Pour tous les nouveaux parents, l’autre défi est de faire respecter leur besoin de repos. «Tant à l’hôpital qu’à la maison, il est nécessaire de planifier les visites, de rester à l’écoute de sa fatigue et d’oser raccompagner les gens à la porte », affirme-t-elle. Le papa peut exercer le rôle de «gardien» du repos de maman, mais aussi de celui du bébé, qui sera vite fatigué de passer de bras en bras. «Je conseille aux parents de limiter les visites à l’hôpital et de se créer une bulle pendant deux semaines, à leur retour à la maison. Ouverte à très peu de monde, ils auront ainsi le temps de faire connaissance avec leur bébé. Ils auront tout le loisir, ensuite, d’en faire profiter toute la famille, et d’écouter leurs dizaines de conseils», poursuit-elle.
lundi 1 avril 2013
Par Marie Charbonniaud
- Lui expliquer à l’aide de livres, petits films et photos.
- Sortir les albums photos de ses tous premiers mois : lui aussi a été bébé et vous a fait vivre d’immenses joies !
- L’associer à certains préparatifs l’aidera à se représenter le futur et à devenir «grand». Par exemple, aller choisir un cadeau pour le bébé.
- Une fois le bébé arrivé, rassurer l’aîné sur votre amour, en lui réservant des moments exclusifs de jeux et de câlins.
- Conserver ses horaires et routines, qu’il s’agisse de ses sorties au parc ou de la garderie.
jeudi 21 mars 2013
Par Marie Charbonniaud
1. Briller par l’exemple. À partir du moment où ils viennent au monde, les enfants nous observent pour savoir comment agir dans l’espace, se comporter avec les gens, utiliser les choses. Vous servez donc d’exemple, pour chacune des valeurs que vous souhaitez leur transmettre : la politesse, le courage, le partage, l’honnêteté… «Les mots représentent 10 % de leur apprentissage quand ils sont petits. Le reste, ce sont nos gestes», confirme Monique Laprise.
2. Remarquer quand votre enfant fait bien les choses. Si vous relevez ses bons comportements, plutôt que ses mauvais, il apprendra qu’il retient facilement votre attention en faisant bien les choses, et non pas uniquement en faisant une bêtise. Par exemple, vous pouvez lui dire que vous appréciez qu’il joue calmement et qu’il pose ainsi ses blocs sur la table.
3. Lui expliquer les conséquences de son comportement, pour qu’il comprenne en quoi il agit mal. Ça lui donnera envie de s’améliorer.
4. L’habituer à essayer de comprendre ce que ressentent les autres: leur peine, leur joie, leurs émotions ou leur colère. Cela développera son sens de l’empathie. Pour cela, lui expliquer ce que vous-même ressentez. Vous pouvez lui dire avec honnêteté comment son comportement vous affecte. Il reconnaîtra ses propres émotions dans les vôtres, comme un miroir, et sera capable de mieux vous comprendre. Lui dire, par exemple : «Je m’énerve parce que tu fais tellement de bruit que je n’arrive pas à parler au téléphone.» En commençant ainsi vos réprimandes par «Je», vous donnez une chance à votre enfant de se mettre à votre place.
5. Vous mettre d’accord à l’avance sur les conséquences de certains comportements. Il peut même vous aider à fixer la conséquence ou, au moins, accepter à l’avance celle que vous aurez fixée. Cela évite de nombreux conflits et développe le sens de la responsabilité, puisque l’enfant peut expérimenter lui-même la conséquence de son attitude. Par exemple : avoir froid s’il refuse de mettre son manteau!
À retenir
- C’est par l’exemple que vous donnez à votre enfant que vous lui transmettez vos valeurs.
- Avant quatre ans, les tout-petits comprennent difficilement les valeurs qui demeurent abstraites.
- Leur expliquer le sens ainsi que les conséquences de vos gestes comme des leurs, les aide à mieux comprendre.
Sources
Responsabiliser son enfant, G. Duclos et M. Duclos, Les Éditions du CHU Sainte-Justine, 2005, 200 pages.
Le grand monde des petits de 0 à 5 ans, S. Bourcier, Les Éditions du CHU Sainte-Justine, 2006, 176 pages.
Questions de parents responsables, F. Dumesnil, Les Éditions de l’Homme, 2004, 247 pages.
lundi 10 décembre 2012
Par Katrine Dilay et Marie-Ève Fontaine
Vaut mieux prévenir que guérir, voilà ce dont a parlé un pédiatre émérite venu de Nancy en France. Parce que les enfants sont notre richesse, apprendre à les aimer est le premier devoir des parents.
Faire la promotion de la santé en français durant la grossesse, à la naissance et durant la petite enfance, est-ce chose facile? Pour toucher les congressistes, les organisateurs ont misé sur des experts de la petite enfance, dont le docteur Michel Manciaux, un professeur de pédiatrie sociale et de santé publique. Ce dernier a donné deux conférences dont le thème était le bon traitement des enfants.
« Ça n’existe pas, une maternité sans risques », a déclaré le Dr Manciaux, qui a passé les 35 dernières années de sa vie à travailler avec les enfants. Selon lui, ces risques proviennent d’une société qui évolue. Les façons de faire changent, ce qui a un impact énorme sur les familles. « Le fait que les parents ne sont pas assez informés pour élever leurs enfants est très négatif; on appelle ce phénomène “les parents prématurés”, ajoute-t-il.
La clé du succès parental repose donc sur le fait de s’informer, de s’engager et d’aller chercher les ressources nécessaires, comme lire des livres, regarder des films sur le sujet ou encore, au besoin, consulter des professionnels qui sauront tracer des pistes de solutions.
Outre le manque de préparation des futurs parents, le Dr Manciaux a abordé les problématiques de la consommation exagérée d’alcool durant la grossesse, de la séparation des parents et de la pauvreté. Tous des facteurs qui ont des effets directs sur l’enfant et son évolution.
Le pédiatre a également fait quelques mises en garde sur la façon d’élever les enfants. « Les parents doivent s’adapter après la naissance de chaque enfant, souligne-t-il. Chaque enfant est unique et il ne faut pas les comparer. Ce qui a fonctionné avec le premier ne fonctionnera probablement pas pour le deuxième. De plus, les parents ont le réflexe d’élever leurs enfants de la même façon qu’eux-mêmes ont été élevés, ce qui est une erreur, car l’entourage et l’environnement sont différents.
Loin de blâmer les parents, Dr Manciaux affirme que « les parents parfaits, ça n’existe pas! Il faut cependant qu’ils reconnaissent leurs erreurs et qu’ils apprennent de celles-ci. De cette façon, l’enfant grandira en confiance. »
Source : Parents.comme/nous - Le 27 avril 2006 Numéro 12
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