Le blogue des parents francophones

lundi 13 mai 2013

L'éveiller aux chiffres: cinq bonnes idées

Sur la route des maths… 

  • Vers deux ans : S’amuser à compter et à mesurer les éléments de son corps : ses orteils, ses doigts, ses avant-bras, le tour de sa tête ou de sa taille. Puis les comparer avec les vôtres !
  • Vers trois ans : Jouer avec des poupées russes emboîtables ou une série de tasses à mesurer pour expliquer les différentes dimensions, du plus grand au plus petit. 
  • Vers quatre ans : Disposer plusieurs verres et remplir un pichet d’eau pour expliquer l’addition, la division, la moitié, etc. «Tous ces verres d’eau font ce grand pichet, mais on peut aussi le diviser en deux, en trois, en quatre. » 
  • Vers quatre ans : Au petit-déjeuner, tout en mangeant ses céréales, votre enfant peut apprendre les additions et soustractions. « J’ai cinq céréales. Si j’en mange une, il en reste… quatre !» Et ainsi de suite. 
  • Vers cinq ans : Avec un dé, s’amuser à obtenir des «six ». Le lancer à tour de rôle et, dès qu’on fait un six, tracer un petit trait sur une feuille. À la fin, compter ensemble les petits traits.


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jeudi 9 mai 2013

Qu'est-ce qui influence les choix des parents dans l'éducation de l'enfant?

Par Suzanne Dionne Coster et Mariette Rainville
  • Dans les divers environnements où évolue la famille en situation minoritaire francophone, plusieurs facteurs exercent des influences positives ou négatives dans l’éducation de l’enfant. Ils ont un impact direct sur la vie de l’enfant.
  • Le fait de prendre conscience, de réfléchir sur la présence de ces facteurs et de les comprendre peut vous donner un certain pouvoir sur ceux-ci. Vous pouvez ainsi agir et transformer certaines situations problématiques en des forces potentielles pour vous-même, pour votre enfant, pour votre famille et faire des choix plus éclairés en ce qui concerne l’éducation de votre enfant. 
  • Le tableau ci-dessous présente un bon nombre de facteurs présents dans votre milieu. Pour chacun d’eux, il est intéressant de réfléchir à leurs effets (positifs ou négatifs) sur votre famille et sur ce qui est possible de faire pour aider votre enfant.
  • Dans le tableau, quelques pistes sont suggérées pour répondre aux questions situées dans les deux colonnes de gauche. À vous maintenant de remplir les cases vides et d’y insérer vos propres réponses.

Les facteurs

Quels sont les effets sur la vie de l’enfant ?

Que puis-je faire pour aider mon enfant ?

Les origines des parents

 

Lui parler de ses origines et de son patrimoine culturel familial : l’endroit où il est né, l’histoire de sa famille, de ses ancêtres, les traditions, les croyances, etc.

Les choix linguistiques, identitaires et culturels du foyer, de la famille élargie, du voisinage et des membres de la communauté

Ils contribuent à la construction de la langue, de la culture et de l’identité ou peuvent occasionner des tensions au sein de la famille et des difficultés personnelles ou scolaires pour l’enfant.

 

L’accès à des espaces francophones

 

Lui faire découvrir comment la francophonie est présente autour de lui dans plusieurs sphères de sa vie – allant même jusqu’au monde virtuel.

La situation démographique de la communauté

Une forte population francophone favorise un plus grand nombre de services en français, ce qui assure un support important aux familles. Une faible population francophone peut accroître le sentiment d’isolement.

 

Le statut et le prestige du français

 

Lui démontrer que de posséder plus d’une langue lui offrira un grand choix de carrière et une ouverture sur le monde.

La perception de la majorité et des autres groupes culturels vis-à-vis la francophonie

Si elle est négative, elle peut nuire à l’estime de soi, au sentiment de fierté et d’appartenance à la francophonie. Si elle est positive, elle valorise l’apport de la personne et la création de nouveaux liens et de partenariats.

 

Les contacts entre les langues et les cultures

Ils contribuent au développement des compétences linguistiques et au respect des différences culturelles chez l’enfant. Peu de contacts nuit à l’acquisition de la langue.

 

Le nombre de ressources et de services en français, la proximité des services et l’accès à des réseaux de communication en français

 

Rechercher toutes sortes d’occasions pouvant lui offrir des expériences de vie en français : acheter des produits culturels  francophones – livres, musique, jeux, etc., souper en français avec d’autres familles, inviter des petits amis francophones, écouter une émission télévisée en famille, participer à un souper communautaire francophone, etc.

La migration et l’immigration

Elles enrichissent la diversité culturelle de la communauté francophone mais peuvent occasionner des défis importants au niveau de l’intégration à la communauté.

 

L’histoire de la communauté francophone et des personnes qui la composent

 

Lui parler des bâtisseurs francophones et de leur contribution au développement des communautés et de la société en général.

Le type de milieu géographique -  rural et urbain

Le milieu rural peut accentuer le sentiment d’isolement et à la fois, renforcer les liens entre les familles.

 

Le niveau socio-économique

Il contribue à la vitalité et la viabilité de la communauté francophone ou affecte le développement de la communauté.

  

Mme Suzanne Dionne Coster à plus de 17 ans d’expérience dans le domaine de l’éducation: expérience d’enseignement aux niveaux préscolaire, élémentaire et intermédiaire (arts plastiques, développement humain, géographie), secondaires (arts plastiques) et universitaire (enseignement de l’art, pédagogie pour l’immersion); expérience comme conceptrice de programmes (ministères de l’Éducation du N.-B. et de l’Alberta - programmes de maternelle et d’arts plastiques; Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français - Manuel de formation). 

Mme Mariette Rainville à plus de seize (16) années d’expérience en développement communautaire en milieu minoritaire francophone. Plus spécifiquement dans les secteurs de l’éducation et formation (préscolaire, scolaire et postsecondaire), de la santé et des services sociaux, de l’intégration communautaire, de l’alphabétisation familiale et du développement des ressources humaines. Ces années d’expérience englobent la gestion des bénévoles et du personnel, la gestion des finances et la gestion et la livraison de ressources, programmes et services communautaires.


Source : Parents.comme/nous - Le 31 mars 2005 Numéro 1

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lundi 6 mai 2013

L'éveil à l'écrit : Des livres et des lettres

Par Monique Sénéchal, professeure agrégée au Département de psychologie de l’Université Carleton

Mère de deux jeunes enfants, je poursuis des recherches dans le domaine de l’éveil à l’écrit. Comme parent, je veux préparer mes enfants à devenir d’avides lecteurs. Comme chercheuse, j’ai des connaissances sur l’apprentissage précoce des habiletés menant à la lecture. Dans cet article, je décris comment je marie mes connaissances de chercheuse à mon rôle de parent en adoptant tour à tour la voix de la chercheuse et celle de la mère. 

Qu’est-ce que l’éveil à l’écrit?

Ce que la chercheuse sait. L’éveil à l’écrit est une notion fluide se rapportant aux connaissances et aux habiletés de l’enfant d’âge préscolaire qui faciliteront l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. L’idée maîtresse est que l’éveil à l’écrit se fait de façon informelle dans le quotidien des enfants, commence très tôt et forme la charpente sur laquelle s’ajouteront les apprentissages scolaires.

L’éveil à l’écrit comprend trois ensembles de connaissances reliés entre eux. Le premier ensemble englobe les connaissances de la langue parlée, notamment le vocabulaire des enfants et leur capacité à réfléchir sur la structure de la langue parlée (par exemple, de faire des rimes ou de trouver des mots qui commencent par le même son). Les deux autres ensembles sont plus près de la lecture et de l’écriture parce qu’ils nécessitent, pour leur apprentissage, des contacts directs avec l’écrit. Le deuxième ensemble de connaissances inclut la familiarité des enfants avec la langue écrite (qui est plus complexe que la langue parlée), leur connaissance des raisons pour lesquelles on lit et on écrit, leur connaissance du fait qu’on lit des lettres et non pas les images des livres pour enfants. Le troisième ensemble est encore plus près des mécanismes sous-tendant la lecture et l’écriture et comporte, entre autres, les connaissances du nom et du son des lettres. 

Ce que la mère fait. Quelles sont les habiletés que je veux que mes enfants apprennent avant l’entrée en première année scolaire? Le goût de la lecture, un bon vocabulaire, une familiarité avec la langue parlée et écrite, et la connaissance du nom et du son des lettres. À la maison, nous utilisons principalement la lecture de livres pour enfants pour favoriser ces apprentissages. 

Un livre par jour donne le goût de la lecture pour toujours 

Ce que la chercheuse sait. La lecture de livres entre un parent et son enfant est avant tout une source de plaisir. C’est un moment particulier où l’enfant a l’occasion de découvrir un monde imaginaire, d’avoir la pleine attention d’un parent et d’apprendre. Mes travaux de recherche montrent que la fréquence de la lecture à la maison prédit le vocabulaire des enfants de 5 ans, et que ce vocabulaire prédira la compréhension de l’écrit à 8 ans. De même, les enfants de 9 ans qui lisent pour le plaisir rapportent que leurs parents leur faisaient souvent la lecture lorsqu’ils étaient petits. 

Ce que la mère fait. Nous avons chez nous des livres pour enfants partout–ils sont incontournables. Nous lisons pour le plaisir, nous lisons pour récompenser nos enfants et nous lisons pour les calmer. 

C’est bien meilleur la deuxième fois

Ce que la chercheuse sait. Mes travaux montrent que la répétition est un moyen facile d’augmenter l’apprentissage que font les enfants lors de la lecture de livres.

Ce que la mère fait. Je lis souvent les mêmes livres à mes jeunes enfants. Les interactions de mes enfants pendant la première lecture diffèrent des interactions lors des lectures suivantes.

Ils apprennent à anticiper les événements de l’histoire, si simple soit-elle.

Que le parent sème les questions aux quatre vents

Ce que la chercheuse sait. Mes travaux avec les enfants d’âge préscolaire montrent que ceux-ci apprennent plus de mots nouveaux lorsque l’adulte les questionne lors de la lecture d’un livre. Les questions peuvent être aussi simples que de demander de répéter un mot nouveau et aussi complexes que d’anticiper la suite d’un récit. Les requêtes du genre «montre-moi » qui demandent une réponse non verbale auront un effet bénéfique sur la compréhension des nouveaux mots, tandis que les questions du genre « qu’est-ce que c’est?», qui nécessitent que l’enfant reproduise un mot nouveau, augmentent les chances que l’enfant utilise le nouveau mot. Ce type de questions peut facilement être introduit pendant la lecture de livres pour enfants.

Ce que la mère fait. Je pose fréquemment des questions à mes enfants au cours de la lecture de livres, tout en n’oubliant pas que le but principal de l’activité est le plaisir. 

À la biblio–tic–tac–thèque

Ce que la chercheuse sait. Les statistiques pancanadiennes démontrent clairement que les francophones fréquentent moins les bibliothèques que les anglophones. Cette situation est bien déplorable, étant donné que le prix souvent exorbitant des livres pour enfants en français peut en limiter la présence dans de nombreux foyers. 

Ce que la mère fait. Mes enfants et moi visitons régulièrement la bibliothèque ou le centre de ressources. C’est une habitude bien établie: nous y allons toutes les deux ou trois semaines et nous choisissons toujours le même nombre de livres afin que je puisse les retracer plus facilement lorsque vient le temps de les retourner. Notre visite dure entre une demi-heure et une heure et demie selon notre horaire et comprend souvent la lecture de plusieurs livres. Puisque nous habitons une ville majoritairement anglophone, les rayons de livres pour enfants comprennent plus de livres en anglais qu’en français. Néanmoins, nous y trouvons notre compte, empruntant à multiples reprises des livres que les enfants aiment beaucoup. Lorsque les enfants m’apportent des livres en anglais, je les «lis » en français parce que je crois que c’est la meilleure façon de préparer mes petits à lire en français.

L’ABC de l’éveil à l’écrit 

Ce que la chercheuse sait. La connaissance du nom et du son des lettres de l’alphabet avant l’entrée en première année scolaire prédit la rapidité avec laquelle les enfants apprennent à lire. 

Ce que la mère fait. J’introduis l’alphabet de façon très informelle, petit à petit, profitant de moments opportuns et quotidiens, souvent très courts, où je mets l’accent sur une ou quelques lettres. Par exemple, il m’arrive de nommer des lettres ou de demander à mon enfant de les identifier lors de la relecture de livres très familiers dont le texte est simple et court. Mon fils de 2 ans apprend à différencier les lettres des images, tandis que ma fille de 3 ans apprend à reconnaître et à nommer des lettres particulières.

Pour le plaisir de lire

La lecture de livres est une des nombreuses activités qui favorisent l’éveil à l’écrit. Il ne s’agit pas d’encourager les parents de jeunes enfants à limiter les activités d’éveil à l’écrit à la lecture de livres, mais plutôt d’encourager ceux qui ne le font pas ou le font peu d’inclure la lecture de livres dans leurs activités routinières quotidiennes. 

Monique Sénéchal, professeure agrégée au Département de psychologie de l’Université Carleton pour la Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français.


Source : Parents.comme/nous - Le 28 avril 2005 Numéro 2

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jeudi 4 avril 2013

Grille d'observation pour la pré-lecture

Par Suzanne Dionne-Coster et Mariette Rainville

Voici quelques comportements qui se présentent chez l’enfant avant qu’il soit capable de lire de façon autonome. Quels sont ceux que vous observez chez votre enfant ? Quels sont ceux que vous pouvez développer chez votre enfant (lui démontrer comment faire) ? 

Comportements

Souvent

Quelques fois

Pas encore

1. Votre enfant est-il attentif quand quelqu’un lit à voix haute ?

 

 

 

2. Peut-il tourner les pages d’un livre? Dans la bonne direction ?

 

 

 

3. Peut-il identifier les images en les montrant du doigt ?

 

 

 

4. Peut-il identifier et prononcer les lettres de l’alphabet, même si elles ne sont pas présentées dans l’ordre logique (a, b, c,d,…) ou dans une chanson?

 

 

 

5. Demande-t-il la signification d’un mot ou demande-t-il à quel endroit figure certains mots sur la page ?

 

 

 

6. Fait-il semblant de lire ? (tourner les pages, inventer une histoire à partir des images, suivre le texte du doigt...)

 

 

 

7. Participe-t-il activement à la lecture d’une histoire familière en complétant des phrases, en posant des questions ?

 

 

 

8. Peut-il repérer quelques lettres de son nom qui forment des mots dans un livre ou tout autre document imprimé ?

 

 

 

9. Peut-il reconnaître son nom écrit sur une carte de souhait ou autre document écrit ?

 

 

 

Avez-vous observé d’autres comportements? Lesquels ?

 

 

 


Source : Parents.comme/nous - Le 25 mai 2006 Numéro 14

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