La fête nationale de la Charte canadienne des droits et libertés

Réunie en assemblée générale annuelle à Ottawa, la Commission nationale des parents francophones (CNPF) appuie l’idée d’une fête nationale pour souligner l’adoption de la Charte canadienne des droits et libertés.

« Cette journée nous permettrait de nous rappeler, au moins une fois l’an, que la Charte canadienne des droits et libertés qui garantit l’égalité des deux langues officielles du Canada a une date de naissance, celle du 5 novembre 1981 » de déclarer la présidente de l’organisme, Mme Ghislaine Pilon.

La proposition adoptée à l’unanimité par le Conseil d’administration de la CNPF se lit comme suit :

Étant donné l’importance de se rappeler l’existence de la Charte canadienne des droits et libertés;

Étant donné l’importance de la Charte canadienne des droits et libertés pour toutes les canadiennes et tous les canadiens, qu’ils ou qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs;

Étant donné l’importance des droits linguistiques garantis par la Charte canadienne des droits et libertés, notamment au niveau de l’éducation et de la construction identitaire chez les jeunes francophones du pays;

Il est recommandé d’appuyer l’idée de faire du 5 novembre la fête nationale de la Charte canadienne des droits et libertés.

Selon Mme Pilon, « la mémoire est une faculté qui oublie et celle de notre collectivité ne fait pas exception, d’où le fait que les jeunes francophones du pays, nos leaders de demain, risquent d’oublier la nature de la Charte canadienne des droits et libertés qui garantit l’égalité de leurs droits linguistiques avec ceux de la majorité anglophone ».

Madame Pilon estime que les jeunes d’aujourd’hui ne réalisent pas toujours que ces droits acquis de longues luttes sont d’autant plus importants qu’ils sont inscrits dans une loi fondatrice du Canada. Surtout qu’ils permettent l’épanouissement à long terme de la francophonie canadienne. C’est justement cette Charte qui inspire toutes les lois touchant aux droits et libertés de tous les individus et des communautés du pays, notamment des communautés, francophones ou anglophones, qui vivent en milieu minoritaire.

C’est d’ailleurs pour réfléchir sur ce thème que la CNPF a inscrit, dans le cadre de sa réunion annuelle, une causerie de l’ex-juge de la Cour suprême du Canada, Me Michel Bastarache.

La Commission nationale des parents francophones (CNPF) est un organisme à but non lucratif dont la mission consiste à regrouper, représenter et appuyer les organismes provinciaux et territoriaux tout en renforçant leur capacité d’accompagner le parent dans son milieu familial et communautaire. La CNPF travaille étroitement avec de nombreux partenaires nationaux qui agissent dans les secteurs de l’éducation, de la petite enfance et de la représentation des communautés francophones et acadiennes du Canada.

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Personne ressource : Ghislaine Pilon
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