Réaction de la Commission nationale des parents francophones face au budget fédéral 2017-2018

La Commission nationale des parents francophones (CNPF) accueille favorablement le  budget fédéral 2018-2019 et est prête à travailler avec le gouvernement pour s’assurer d’une répartition judicieuse des fonds.

La CNPF voit d’un bon œil le financement de 400 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2018-2019, ainsi que 88,4 millions de dollars par année par la suite, pour appuyer le prochain Plan d’action pour les langues officielles. Cet investissement traduit une prise d’engagement du gouvernement fédéral envers les communautés de langues officielles en situation minoritaire. La CNPF désire travailler de concert avec le gouvernement pour déterminer l’impact réel qu’auront ces investissements sur les communautés francophones en milieux minoritaires.

La CNPF se réjouit d’abord de constater que le gouvernement fédéral s’engage à investir, « 100 millions de dollars pour l’innovation en matière d’éducation préscolaire et de garde des jeunes enfants suivie de 95 millions de dollars pour combler les lacunes afin de mieux comprendre ce à quoi ressemble la garde des jeunes enfants au Canada ».  Ces investissements additionnés des ententes bilatérales signées entre le gouvernement fédéral et les territoires et les provinces devraient favoriser la création d’au moins 40 000 nouvelles places en garderie  au cours des prochaines années.

La présidente de la CNPF, Mme Véronique Legault, est heureuse de constater la place prise par la petite enfance dans le budget fédéral 2018-2019. « Le gouvernement fédéral continue cette année à investir dans la petite enfance. Nous avons beaucoup à rattraper, car le manque de financement dans le passé a grandement désavantagé les parents et les familles qui auraient aimé inscrire leurs enfants dans des garderies francophones. Les listes d’attente des services de garde en français débordent dans presque toutes les communautés francophones au pays. Ces nouveaux investissements favoriseront le retour au travail des parents en leur permettant d’avoir accès à des services de garde de qualité et plus abordables. »

La CNPF se réjouit aussi de constater que le gouvernement fédéral propose une nouvelle prestation parentale partagée d’assurance-emploi, une mesure qui permet à la fois aux mères de retourner plus tôt sur le marché du travail, mais qui offre aussi aux pères un minimum de cinq semaines de congé parental.

« Nous sommes confiants, mais rien dans le budget ne nous laisse croire pour l’instant à un investissement dans les communautés de langues officielles en situation minoritaire. Les besoins en services de garde en français en milieu minoritaire sont criants » mentionne Mme Legault. La CNPF a hâte de prendre connaissance du prochain Plan d’action pour les langues officielles afin de s’assurer que les parents francophones auront leur juste part.

La Commission nationale des parents francophones (CNPF) est un organisme sans but lucratif dont la mission consiste à regrouper, représenter et appuyer les organismes provinciaux et territoriaux tout en renforçant leur capacité d’accompagner le parent dans son milieu familial et communautaire. La CNPF travaille étroitement avec de nombreux partenaires nationaux qui agissent dans les secteurs de l’éducation, de la petite enfance et de la représentation des communautés francophones et acadienne du Canada.

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Myriam Romanin
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