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Ottawa, le 26 mars 2026 –
La Commission nationale des parents francophones (CNPF) prend acte de la publication de l’étude « From Promise to Practice » de l’Institut C.D. Howe, qui souligne des lacunes persistantes dans le déploiement de l’Accord pancanadien sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants. Pour la CNPF, ce constat confirme l’urgence d’agir pour les familles vivant au sein des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM), où l’accès à des services de proximité en français pour nos enfants demeure un défi majeur.
Bien que l’étude identifie des enjeux structurels nationaux, la CNPF souhaite mettre en lumière trois recommandations phares du rapport qui résonnent particulièrement avec la réalité francophone :
« L’accès à une place en service de garde n’est pas qu’une question de commodité pour les parents francophones en situation minoritaire. C’est le premier rempart contre l’assimilation », affirme Gillian Anderson, présidente de la CNPF. « Actuellement, selon les données recueillies par la CNPF, 80% de nos enfants n’ont pas de place en centres de garde francophones. Sans mesures spécifiques pour les communautés francophones dans les plans d’actions des provinces, nos familles sont laissées dans une précarité inacceptable. Il est impératif que les provinces et territoires transforment les clauses linguistiques des ententes fédérales en actions concrètes dans leurs plans d'action. »
L’importance des clauses linguistiques
La CNPF rappelle que l’investissement continu dans la création de places doit s’accompagner d’une reddition de comptes rigoureuse, incluant des données spécifiques pour les francophones. Les clauses linguistiques des ententes fédérales-provinciales/territoriales ne peuvent plus rester lettre morte: elles constituent une obligation légale en vertu de la partie VII de la Loi sur les langues officielles (LLO).
Conformément aux articles 41.1 et 41.2 de la LLO, le gouvernement fédéral est tenu de prendre des mesures positives concrètes pour favoriser l’épanouissement de nos communautés. Pour la CNPF, cela signifie que les plans d’action provinciaux doivent garantir des investissements ciblés et des résultats mesurables pour la petite enfance francophone, sans quoi le droit à l’éducation en français subira un recul systémique dès le plus jeune âge.
À titre de porte-parole national des parents francophones, la CNPF réitère son engagement à soutenir son réseau à collaborer avec leur gouvernement respectif, ainsi qu’à collaborer avec le gouvernement fédéral pour transformer ces recommandations en résultats tangibles. L’accès à des services de garde de qualité en français, c’est une stratégie de survie et d’épanouissement pour la francophonie canadienne.
La CNPF travaille de pair avec son réseau et ses partenaires, dont la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, pour assurer une voix politique unie et garantir que les services sur le terrain répondent réellement aux besoins des familles francophones d’un océan à l’autre.
La Commission nationale des parents francophones (CNPF) est un organisme national dédié à la défense des droits des parents francophones en situation minoritaire au Canada. Elle travaille activement à promouvoir des politiques et des initiatives visant à améliorer l’accès à des services éducatifs et communautaires de qualité pour les familles francophones. La CNPF regroupe les organismes de neuf provinces et trois territoires qui œuvrent auprès des parents des communautés de langue minoritaire au Canada dans tout le continuum en éducation francophone, de la petite enfance jusqu’aux études postsecondaires.
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