i. Remerciements
Cette étude a été rendue possible grâce à la collaboration de nombreux collaborateurs et partenaires, que nous tenons à remercier sincèrement pour leur engagement, leur expertise et le temps qu’ils ont généreusement consacré à ce projet.
Comité de coordination du projet
- Jacinthe Lemire (consultante principale) et Linda Lowther (consultante associée), expertes-conseils, Solutions eurêka;
- Kathleen Couture (co coordonnatrice nationale du projet), directrice générale, Association des centres de la petite enfance francophones de l’Île-du-Prince-Édouard;
- Leslie Larbalestrier (co coordonnatrice nationale du projet), directrice adjointe, Garderie du petit cheval blanc, Yukon;
- Marie-Andrée Asselin, directrice générale, CNPF;
- Richard Vaillancourt, directeur des programmes, CNPF;
- Nathalie Lachance (soutien au comité), cheffe des communications, CNPF.
Organismes sous-bénéficiaires du projet au sein du réseau de la CNPF et de la Table nationale sur les services d’apprentissage à l’enfance
- Association des centres de la petite enfance francophones de l’Île-du-Prince-Édouard (ACPEFPE);
- Association des parents fransaskois (APF);
- Association francophone à l’éducation des services à l’enfance de l’Ontario (AFESEO);
- Association francophone des garderies éducatives du Nouveau-Brunswick (AFGENB);
- Association francophone du Nunavut (AFN);
- Centre d’appui à la petite enfance de la Nouvelle-Écosse (CAPENE);
- Fédération des parents de la francophonie manitobaine (FPFM);
- Fédération des parents francophones de Colombie-Britannique (FPFCB);
- Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA);
- Fédération des parents francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FPFTNL);
- Fédération franco-ténoise (FFT);
- Garderie du petit cheval blanc, Yukon.
Collaborateurs au sein du Groupe de travail sur le recrutement international en petite enfance (GTRIPE)
- Association des centres de la petite enfance francophones de l’Île-du-Prince-Édouard (ACPEFIPE);
- Association francophone à l’éducation des services à l’enfance de l’Ontario (AFESEO);
- Association francophone des garderies éducatives du Nouveau-Brunswick (AFGENB);
- Centre Le Petit Voilier, Nouvelle-Écosse;
- Centre Les P’tits cerfs volants, Terre-Neuve-et-Labrador;
- Commission nationale des parents francophones (CNPF);
- Fédération des parents de la francophonie manitobaine (FPFM);
- Fédération des parents francophones de Colombie-Britannique (FPFCB);
- Garderie du petit cheval blanc, Yukon;
- Ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick.
Partenaires contactés dans le cadre de l’étude
- Association des éducateurs et éducatrices de la petite enfance de Terre-Neuve-et-Labrador;
- Ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation des Territoires du Nord-Ouest;
- Ministère de l’Éducation de la Saskatchewan;
- Ministère de l’Éducation du Yukon;
- Ministère de l’Éducation et de l’Apprentissage de la petite enfance du Manitoba;
- Ministère de l’Éducation et de la Garde d’enfants de l’Alberta;
- Ministère de l’Éducation et des Services à la petite enfance de la Colombie-Britannique;
- Ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance de la Nouvelle-Écosse;
- Ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance de l’Île-du-Prince-Édouard;
- Ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance de Terre-Neuve-et-Labrador;
- Ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick;
- Ordre des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance (OEPE) de l’Ontario;
- Organisation internationale pour les migrations (OIM);
- World Education Services (WES).
ii. Avertissement
Les informations contenues dans cette étude ont été vérifiées avec soin et étaient, à notre connaissance, exactes en date du 1er avril 2026. Elles sont susceptibles d’évoluer en fonction des modifications apportées aux politiques et aux pratiques en vigueur.
Veuillez noter que cette étude ne remplace en aucun cas les directives et renseignements officiels d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Il est essentiel de consulter le site officiel du gouvernement du Canada (Canada.ca) afin d’obtenir les exigences les plus à jour. Les lois et procédures en matière d’immigration étant complexes et susceptibles d’évoluer, toute démarche doit se conformer aux informations officielles publiées par IRCC. Seuls les agents d’IRCC ou les représentants autorisés sont habilités à fournir des conseils en matière d’immigration.
Par ailleurs, les informations présentées dans cette étude concernant la reconnaissance des diplômes dans les provinces et territoires sont fournies à titre indicatif uniquement. Il est essentiel de consulter les autorités compétentes de la province ou du territoire concerné afin d’obtenir les exigences et procédures les plus à jour. Les cadres règlementaires, les critères d’évaluation et les pratiques pouvant varier d’une autorité à l’autre et évoluer, toute démarche doit se conformer aux informations officielles en vigueur. Seuls les instances provinciales ou territoriales responsables ainsi que les organismes de règlementation concernés sont habilités à fournir des renseignements précis et à jour en matière de reconnaissance des diplômes.
Ce projet est financé en partie par le gouvernement du Canada. Les idées et les opinions exprimées dans cette publication sont celles des auteurs. Elles ne reflètent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada.
![]()
1. Introduction
1.1 Contexte et justification de l’étude
La reconnaissance des diplômes en éducation de la petite enfance (EPE) représente un enjeu important pour les communautés francophones en situation minoritaire (CFSM) au Canada. Ces communautés font face à une pénurie persistante de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur des services de garde.
Pour répondre à ce défi, la Commission nationale des parents francophones (CNPF) a lancé un projet, émergeant de l’idée du Groupe de travail sur le recrutement international en petite enfance (GTRIPE), visant à faciliter le recrutement international d’éducatrices et éducateurs de la petite enfance.
Ce projet s’inscrit dans un contexte mondial où la mobilité internationale de la main-d’œuvre et la reconnaissance de la qualification professionnelle étrangère deviennent des leviers essentiels pour combler les pénuries locales. Toutefois, la reconnaissance des diplômes étrangers en EPE pose plusieurs défis, notamment l’harmonisation des contenus de formation, les critères d’évaluation et les normes de pratique, qui varient d’un pays à l’autre et même entre les provinces et territoires canadiens.
Objectifs et structure du projet
Le projet de la CNPF se déploie en trois phases complémentaires :
Phase 1 – Analyse des bassins de candidates et candidats potentiels (terminée)
Cette phase vise à identifier les pays sources présentant un fort potentiel de recrutement en EPE, en fonction de plusieurs critères (niveau de formation, langue, reconnaissance, accessibilité, etc.). Elle comprend notamment :
- la prise de contact avec les responsables de la reconnaissance des diplômes en EPE dans chaque province et territoire canadien (hors Québec);
- la consultation des agences d’évaluation des diplômes étrangers;
- l’analyse comparative des programmes de formation en EPE dans différents pays cibles.
Phase 2 – Rédaction d’une étude (terminée)
La deuxième phase du projet est consacrée à la rédaction d’une étude. Cette étude a pour objectif de documenter, structurer et synthétiser les informations relatives aux systèmes de formation et aux diplômes étrangers en EPE dans les six pays ciblés, soit la Belgique, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la France, le Maroc et la Tunisie. Elle vise à constituer une base de référence fiable, claire et opérationnelle. Cette base servira de fondement à l’élaboration d’un guide destiné aux employeurs et aux partenaires canadiens afin de les appuyer dans leurs démarches futures en matière de recrutement et de reconnaissance de la qualification professionnelle.
Phase 3 – Création d’un guide et d’une charte de bonne conduite (guide à venir)
La troisième phase consiste à développer un guide officiel à l’intention des employeurs francophones du Canada afin de faciliter l’analyse, la reconnaissance et l’intégration de la main-d’œuvre recrutée à l’international. Ce guide présentera des comparatifs entre les formations étrangères et les exigences canadiennes, des conseils pratiques ainsi que des recommandations pour simplifier les démarches d’embauche. Il sera publié d’ici la fin de l’année 2026.
Une charte de bonne conduite a été élaborée pour accompagner le guide afin d’établir un cadre éthique et responsable pour le recrutement international d’éducatrices et éducateurs en petite enfance, en tenant compte des réalités des pays sources, des pratiques exemplaires et des recommandations exprimées par les ambassades canadiennes à l’étranger.
Retombées attendues
Le succès de ce projet permettra ces retombées :
- Renforcer la capacité de recrutement des services de garde francophones à l’échelle nationale;
- Améliorer la cohérence des processus de reconnaissance des diplômes en EPE;
- Soutenir la vitalité des communautés francophones en situation minoritaire en leur assurant un meilleur accès à des services de garde de qualité en français.
Le guide et la charte destinés aux employeurs deviendront des outils de référence essentiels pour le recrutement et une intégration professionnelle fluide des travailleuses et travailleurs formés à l’étranger.
1.2 Objectifs généraux et spécifiques
Objectif général
L’objectif de cette étude est de favoriser une meilleure compréhension et une reconnaissance plus accessible des diplômes étrangers en EPE afin de soutenir les efforts de recrutement international et d’intégration de la main-d’œuvre qualifiée au sein des services de garde francophones en contexte minoritaire au Canada. Elle vise également à contribuer, de manière concrète et durable, à la réduction des pénuries de personnel dans ce secteur essentiel pour les communautés francophones.
Objectifs spécifiques
1. Analyser les cadres de reconnaissance des diplômes en EPE au Canada :
- Identifier les exigences de reconnaissance de base dans chaque province et territoire canadien (hors Québec);
- Recueillir les pratiques des agences d’évaluation des diplômes étrangers.
2. Évaluer les bassins de talents internationaux en petite enfance :
- Identifier les pays où le recrutement est le plus favorable (en fonction des diplômes offerts, du contexte linguistique, de la mobilité internationale, etc.);
- Sélectionner 5 à 6 pays prioritaires pour l’analyse approfondie.
3. Documenter les programmes de formation en EPE dans les pays ciblés :
- Obtenir les plans de cours, cursus et critères d’admission des diplômes ou certificats en petite enfance;
- Comparer ces contenus aux exigences des provinces et territoires.
4. Rédiger un guide officiel :
- Rédiger un guide officiel à l’intention des employeurs francophones pour les accompagner dans leurs démarches de recrutement international.
5.Favoriser l’harmonisation nationale :
- Soutenir une meilleure coordination interprovinciale dans la reconnaissance des compétences EPE étrangères;
- Contribuer à inspirer la création d’un cadre national de référence.
1.3 Portée de l’étude et limites
L’étude menée par la CNPF vise à brosser un portrait comparatif des formations en EPE dans un ensemble de pays identifiés comme étant des bassins de recrutement pertinents pour les communautés francophones en situation minoritaire au Canada.
Portée de l’étude
- L’analyse des programmes d’études offerts dans les pays sélectionnés, incluant les diplômes, la durée, les compétences visées et les stages;
- L’identification des institutions de formation (collèges, universités, centres de formation professionnelle) et des diplômes officiellement reconnus dans chaque pays;
- L’analyse des conditions de reconnaissance de ces diplômes par les provinces et territoires canadiens (hors Québec) en consultant les autorités de régulation, les agences d’évaluation de diplômes et les organismes de règlementation;
- L’établissement de recommandations pour faciliter la reconnaissance des diplômes étrangers en EPE au Canada;
- La production d’outils pratiques, dont un guide à l’intention des employeurs francophones.
Limites de l’étude
Malgré sa portée nationale et internationale, l’étude comporte certaines limites :
- Accent sur les communautés francophones en situation minoritaire (CFSM) : Le projet cible spécifiquement les besoins des CFSM au Canada et n’inclut donc pas les mécanismes propres au Québec;
- Données partielles : Dans certains pays ciblés, les informations institutionnelles, les cursus détaillés ou les coordonnées de contacts ne sont pas accessibles en ligne ou sont difficiles à obtenir;
- Langue et terminologie : La diversité des appellations, des structures de formation et des exigences pédagogiques rend parfois les comparaisons complexes ou imprécises;
- Variabilité interprovinciale et interterritoriale : Les critères de reconnaissance varient fortement d’une province ou d’un territoire canadien à l’autre, ce qui limite la possibilité de proposer une solution unique ou unifiée;
- Accès aux autorités locales : Dans plusieurs cas, des enjeux culturels, diplomatiques ou administratifs peuvent limiter l’accès aux ministères ou aux représentants d’institutions de formation dans les pays sources.