3.1 Sondage auprès des associations
Constats
- Les pays les plus aptes à répondre aux besoins sont la France, la Belgique, le Maroc, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, la Tunisie, l’île Maurice et Haïti;
- Destination Canada semble le meilleur outil de recrutement, mais il existe de nombreux autres moyens efficaces;
- La reconnaissance des diplômes est le plus grand défi, avec une forte demande pour une reconnaissance cohérente entre les provinces/territoires canadiens;
- La lenteur, la complexité et le coût du processus aggravent ce défi;
- Des guides et ressources en ligne seraient utiles, ainsi que du soutien à l’accueil et à la formation.
Portrait général
Le sondage a recueilli 51 réponses (26 complètes et 25 partielles), majoritairement de la part de directions, de coordinations ainsi que d’éducatrices et éducateurs, répartis dans 11 provinces et territoires. (Le Québec et le Nunavut ne font pas partie de l’étude.)
Parmi les répondantes et répondants, 38 % ont déjà recruté à l’international, pour un total estimé entre 87 et 120 personnes au cours des cinq dernières années, soit environ 25 personnes recrutées par an.
Pays sources privilégiés
Les pays les plus ciblés pour le recrutement sont principalement francophones et incluent :
- la France, le Maroc et la Belgique (les trois les plus cités);
- la Tunisie, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, Haïti, le Cameroun et l’île Maurice;
- quelques pays africains et asiatiques (ex. : la République démocratique du Congo, le Liban et l’Inde).
Ces pays sont valorisés pour la qualité de leur formation, leur bassin de main-d’œuvre qualifiée ainsi que leur proximité linguistique et culturelle avec le Canada francophone.
Canaux de recrutement
Les moyens de recrutement les plus fréquemment utilisés sont :
- Destination Canada (outil le plus mentionné);
- les réseaux sociaux, Guichet-Emplois et les sites web d’emploi (ex. : Indeed);
- les salons du Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) Canada et les plateformes spécialisées (ex. : Connexion PEF);
- le recrutement de personnes déjà au Canada (permis d’études ou vacances- travail).
Défis principaux
Le plus grand obstacle identifié est la reconnaissance des diplômes étrangers (70 %). Ce défi est aggravé par
- la lenteur, le coût et la complexité des démarches administratives;
- le manque de clarté et de cohérence entre les provinces/territoires;
- l’accès limité à l’Ordre des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance en Ontario;
- l’absence d’information sur les régions d’accueil et leurs exigences;
- la langue, le tri des CV et le manque de financement ou d’expertise en recrutement.
Intention de recrutement
Parmi les répondantes et répondants, 74 % prévoient recruter à l’international au cours des cinq prochaines années, confirmant une forte volonté de poursuivre l’internationalisation de la main-d’œuvre éducative.
Reconnaissance des diplômes
Des commentaires riches soulignent :
- une variabilité importante d’une province ou d’un territoire à l’autre;
- un manque de transparence et de ressources;
- des pays considérés proches des normes canadiennes : la Belgique, la France, le Maroc, la Suisse et la Côte d’Ivoire.
Suggestions pour améliorer la reconnaissance
- Clarification des critères de reconnaissance;
- Guides pratiques et ressources en ligne;
- Formations de mise à niveau ciblées;
- Parcours harmonisé entre provinces/territoires;
- Séances d’accueil sur la région d’accueil;
- Création de registres d’institutions étrangères reconnues;
- Meilleure collaboration avec les ministères et organismes d’évaluation.
Autres commentaires clés
- Importance de rencontrer les gouvernements provinciaux et territoriaux pour clarifier les procédures;
- Besoin de réduire les coûts pour les étudiants internationaux et de reconnaître l’expérience professionnelle;
- Souhait de former les éducatrices et éducateurs déjà en poste à la diversité culturelle pour favoriser l’inclusion.
3.2 Sondage pour les services de garde
Constats
- Les réponses proviennent de centres de différentes tailles;
- Les expériences d’embauches précédentes influencent fortement les suggestions de pays;
- Les pays les plus aptes à répondre aux besoins sont la France, la Belgique, le Maroc, le Cameroun, l’Algérie et la Tunisie;
- Destination Canada est considéré comme le meilleur outil de recrutement, mais d’autres moyens fonctionnent également;
- La reconnaissance des diplômes est le plus grand défi, avec une forte demande pour une reconnaissance cohérente entre les provinces/territoires canadiens, particulièrement en Ontario;
- La lenteur, la complexité et le coût du processus aggravent ce défi;
- Des guides et ressources en ligne ou une personne désignée seraient utiles, ainsi que du soutien à l’accueil et à la formation.
Réponses et statistiques
Parmi les personnes approchées, les sondages rapportent 53 réponses complètes et 26 réponses partielles, pour un total de 79 réponses.
Les principaux défis rencontrés lors du recrutement international incluent la reconnaissance des diplômes (73 %), le tri des CV (35 %), la capacité d’accueil de la région (32 %), le financement (30 %), le salaire compétitif (18 %) et l’expertise dans le recrutement (18 %).
Pays pertinents pour le recrutement
Les pays les plus pertinents pour le recrutement d’éducatrices et éducateurs étrangers sont le Maroc (65 %), la France (72 %), la Belgique (51 %), le Cameroun (41 %), l’île Maurice (30 %) et Haïti (26 %).
Suggestions pour faciliter la reconnaissance des diplômes étrangers, le recrutement et l’intégration des travailleurs étrangers
- Clarifier les critères de reconnaissance des diplômes;
- Fournir des guides et ressources en ligne;
- Collaborer avec des organismes d’évaluation;
- Offrir des formations complémentaires;
- Organiser des séances d’information sur la région d’accueil;
- Former les éducatrices et éducateurs locaux à la culture des nouveaux arrivants;
- Déterminer un parcours plus clair et unifié entre les provinces/territoires;
- Concevoir un guide ou registre indiquant les institutions dans divers pays avec le niveau de reconnaissance par province/territoire.